Nos actions

Après la réussite et le succès de nos deux premiers forums organisés successivement le 16 décembre 2008 à Paris (en partenariat avec l’UNESCO) auquel 400 participants ont répondu présents dont l’invitation a été lancée avec Françoise RIVIERE la Sous Directrice Générale de l’UNESCO.
Et notre deuxième forum à Cotonou (Bénin) le 16 avril 2009 (toujours en partenariat avec l’UNESCO) qui a réuni plus d’une centaine de personnes au cours de cette première rencontre en terre africaine, avec la participation exceptionnelle du Conseil National des Rois du Bénin et à sa tête Sa Majesté le roi Béhanzin et la présence de Galiou SOGLO ministre de la culture et de l’alphabétisation du Bénin.
Cette première rencontre en terre africaine, l’UNESCO a été représenté au plus haut niveau par Elisabeth MUNDO son directeur multi pays (Togo, Benin, Côte d’ivoire, Ghana, Liberia, Siéra Léone).

L’UNESCO reste notre partenaire privilégié pour l’organisation de notre troisième forum du 26 octobre 2009 dans la ville de Rabat au Maroc thèmes : « La culture africaine en tant que ressource / La culture: société civile, gouvernements: quelles synergies? / Culture africaine et économie / Culture africaine et média »

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Aujourd’hui, et ce en raison du processus initié à la suite des conclusions de la Commission mondiale de la culture et du développement (1995), de la Conférence intergouvernementale de Stockholm sur les politiques culturelles pour le développement (1998) et du Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg, 2002), il serait difficile de nier le rôle de la culture dans la construction du développement durable. D’où notre démarche comme une amélioration de la qualité de vie pour l’ensemble des générations actuelles et futures.

Cette vision du lien profond entre culture et développement sous-tend des textes normatifs tels que la déclaration universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO (2001) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (UNESCO, 2005).
Le RAPEC s’associe avec pertinence à cette stratégie à moyen terme de l’UNESCO pour 2008-2013 qui souligne aussi la relation avec l’intégration régionale africaine. Ceci a nourri d’importantes décisions de l’Union africaine : la révision de la Charte de la renaissance culturelle Africaine ; la proclamation de 2006 comme Année des langues africaines et le Plan d’action sur les industries culturelles pour le développement de l’Afrique adopté par les Ministres africains de la culture (Nairobi, 2005) et ratifié par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains de Khartoum (2006).

Pour permettre une analyse concrète aux acteurs politiques (gouvernements, Union africaine, Commissions économiques régionales, agences de coopération culturelle) et aux organisations non gouvernementales à dégager des perspectives opérationnelles tout en tenant compte de l’ensemble des ressources du Continent, y compris celles issues de la diaspora. Le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC), en partenariat avec l’UNESCO, organise cette troisième rencontre pour recueillir les mises en perspective et suggestions des différents acteurs culturels agissant en Afrique du nord afin de créer, et ce pour la première fois, un espace d’échange privilégié avec la zone arabophone.

Fort de tous ces échanges, le Premier Congrès Panafricain des acteurs et entrepreneurs culturels pourra se tenir fin 2010 en un lieu encore à déterminer. A en juger par les nombreuses candidatures des pays déjà reçues, cet évènement semble vivement attendu par les promoteurs et entrepreneurs culturels d’Afrique et de leurs diasporas présentes sur les quatre autres continents.

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Rapport général
de la rencontre-débat

Culture, économie, intégration régionale « La culture, levier du développement en Afrique »
Organisée par RAPEC en collaboration avec l’UNESCO
À Cotonou (Bénin), jeudi 16 Avril 2009

Le second forum consacré à la culture en tant que levier du développement fait suite au tout premier organisé par le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC) avec l’UNESCO secteur de la Culture à la Maison de l’UNESCO à Paris le 16 décembre 2008. Tout comme le premier, ce tout premier forum consacré en terre africaine à la question par l’ensemble des ressources du continent et celles issues de la diaspora s’inscrit dans la ligne des conclusions de la Commission Mondiale de la Culture et du Développement, la Conférence Intergouvernementale de Stockholm, les politiques culturelles pour le développement et du Sommet Mondial de Johannesburg pour le développement durable. Chacune de ces conclusions rappelle non seulement le lien profond qui unit la culture et le développement mais aussi replace la culture dans le rôle fondamental qu’elle joue dans le processus de construction d’un développement durable. Des textes normatifs tels que la Déclaration Universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO (2001), la convention sur la sauvegarde du patrimoine immatériel de l’UNESCO (2003) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (UNESCO 2005), sont ponctués par le rappel de ce lien profond d’ailleurs inscrit au cœur de la stratégie à moyen terme de l’UNESCO pour 2008-2010.
L’Union Africaine en ce qui la concerne, a pris d’importantes décisions qui mettent l’accent sur la place de choix qu’occupe la culture dans la dynamique de l’avènement de l’intégration régionale africaine. Il s’agit entre autres de la Charte de la Renaissance Culturelle Africaine et du Plan d’action sur les industries culturelles pour le développement de l’Afrique adopté à Nairobi (2005) par les Ministres Africains de la Culture, ratifiée à Khartoum (2006) par le Sommet des Chefs d’Etat et du Gouvernements Africains et revisitée à Alger (2008) par la Conférence des Ministres Africains de la Culture.
Au forum de Cotonou, il était question de poursuivre l’état des lieux des industries culturelles africaines et partant de là, proposer à l’attention des politiques (Gouvernements, Union Africaine, Commissions Régionales, Agences de Coopération Culturelle) et des organisations non gouvernementales, de vraies perspectives opérationnelles. Première d’une série de trois rencontres consacrée à la problématique de la culture en tant que levier du développement en Afrique, elle entend préparer un Sommet des entrepreneurs culturels dont les conclusions seront adressées à l’Union Africaine. Ce forum rassemblant des expertises averties de la question culturelle en Afrique tant du continent que de la diaspora, a été suivi du débat jusqu’à la fin par une assistance nombreuse et très intéressée par la question.
Suite aux préalables introductifs consacrés à la culture africaine en tant que ressource :
- culture, facteur de progrès humain,
- dimensions de la culture susceptibles de rendre possible de manière indirecte et directe l’avènement du développement,
- synergies entre patrimoine matériel et immatériel et industries créatives.
Ce forum de Cotonou s’est structuré autour de trois table-rondes aux problématiques spécifiques et complémentaires.
D’abord une première table-ronde consacrée au rapport entre la culture africaine et l’économie. On a parlé à ce propos d’industries culturelles. Une seconde relative aux synergies entre les acteurs de la société civile, y compris les acteurs culturels et les gouvernements africains. Enfin, une dernière table-ronde conviée à définir le rôle majeur des médias dans le développement de l’industrie culturelle africaine.
Avant d’en venir aux synthèses détaillées des contenus des trois table-rondes, il est à noter que la séance d’ouverture à été marquée par les allocutions de Monsieur Rémi Secret, Directeur du Centre culturel Français, de Madame Isabelle Kibassa Maliba, de Monsieur John Ayité Dossavi, Président du Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC), de sa Majesté le Roi Houédogni Gbêhanzin, de Madame Elisabeth Moundo, Représentante de Madame Françoise Rivière, Sous-directrice Générale de l’UNESCO.

Table ronde N° 1 : Culture africaine et économie
Cette première table ronde portant sur le rapport intrinsèque entre culture, économie et développement a planté le décor de ce forum avec les interventions remarquées des experts et opérateurs avertis de la question des industries culturelles dans le contexte moderne du développement durable en Afrique comme le professeur Honorat AGUESSY, président de l’institut de développement et d’échanges Endogènes, Tola KOUKOUI, réalisateur, comédien, producteur de théâtre, metteur en scène , Alain Godonou , directeur de l’école du Patrimoine Africain (EPA), sa majesté le Roi Houédogni Gbéhanzin et madame Elisabeth Moundo, directeur de l’Unesco « Togo, Bénin , Côte d’Ivoire , Ghana , Liberia, Sierra Leone ». Avec comme rapporteur Bernard Gillet, secrétaire général du RAPEC, elle a été modérée par madame Raïssa GBEDJI journaliste correspondante RFI.
Comment faire de la culture un facteur de développement économique voire de développement durable dans un continent au potentiel culturel reconnu à l’échelle internationale mais surtout en état de parturition culturelle comme en témoignent d’ailleurs sa créativité, sa capacité de production et l’augmentation – télévision, vidéo, cinéma – pourvoyeuses d’emplois et de revenus substantiels ? Quelle devrait être la complémentarité entre le culturel et l’économique ?
Outre ces préoccupations essentielles, d’autres questions de fond ont été l’occasion pour les participants au forum de préciser la place de choix qu’occupe la culture dans les processus de développement et plus particulièrement l’importance majeure des industries culturelles dans une Afrique appelée plus que jamais au développement effectif.
Des efforts se font. Des problèmes se posent. Des solutions sont apportées auxdits problèmes.

Primo : Des efforts se font mais paraissent pour le moment en dessous des besoins et des exigences afférents à l’émergence et au développement des expressions culturelles africaines et des entreprises et structures qui les véhiculent. Au nombre desdits efforts louables, les tournages de film qui génèrent des emplois et de substantiels revenus apportant un plus à l’économie de certains pays leaders en matière de promotion des productions industrielles tels que le Nigéria, le Burkina Faso en Afrique de l’Ouest, le Maroc au Maghreb et l’Afrique du Sud.
C’est dans cette perspective qu’il faut inscrire les propos à dimension essentiellement socio - anthropologique du professeur AGUESSY qui s’est entre autre employé à dresser une historique des expressions culturelles nègres voire des ‘’industries culturelles’’ africaines à travers l’histoire. Une Afrique qui a été au cœur voire au centre des ébullitions des cultures du monde. La référence à la monarchie de Kouch avec son conseil de femmes paraît à ce propos éloquente.
Rien de magnifique ne s’est accompli dans cette histoire en dehors de la culture qui en l’occurrence revêt de manière irrécusable une dimension fondamentale et nodale. Il faut donc se garder de la tendance actuelle à délaisser la culture à la traîne de l’économie. IL faut par contre reconnaître que c’est elle qui constitue l’ensemble des systèmes symboliques, conditionne l’économie, elle qui est partout, embrasse toutes les sphères de la vie, englobe tout, que ce soit le social, l’économie, le politique, l’environnemental, etc.
Bref l’homme qui est un animal doué de culture emporte pour toujours les stigmates de la culture à laquelle il appartient.

Secundo : Des problèmes se posent et paraissent fortement handicaper l’émergence de ces industries culturelles dans une Afrique confrontée aux chocs et aux exigences de la mondialisation.
L’environnement des entreprises et structures qui véhiculent les expressions culturelles africaines est entravé par l’absence d’un cadre institutionnel et juridique structuré approprié. Il faut y adjoindre l’insuffisance d’infrastructures de production, de diffusion et de commercialisation due en grande partie au manque d’initiative susceptible d’offrir de nouveaux espaces de diffusion tant au niveau national, régional, qu’international. Le taux élevé des taxes douanières alourdissant les coûts de production et l’inadéquation entre les ressources financières disponibles et les besoins immenses desdites industries culturelles portent fortement préjudice à l’optimisation de leur contribution en matière de promotion de l’emploi et du renforcement du PIB.

Tertio : Des solutions sont apportées aux problèmes posés. Ces solutions paraissent pour le moment en dessous de la masse des besoins réels engendrés par l’entreprise culturelle sur le continent.
Pour y remédier de façon durable, des préalables s’imposent. Il s’agit d’établir une radioscopie précise de la contribution des biens et services culturels africains à la croissance de manière à rendre disponibles à cette phase des données et analyses fiables nécessaires à l’élaboration des stratégies pertinentes en la matière mais aussi à la mise en œuvre d’actions coordonnées de concert avec tous les acteurs nationaux et partenaires internationaux. Cette initiative impose une action coordonnée entre les activités, les opérateurs culturels et les investisseurs, entre le secteur public - Etats, et collectivités territoriales et le secteur privé, dans toutes les filières de l’industrie de la création culturelles. L’articulation de ladite action de coordination passe par la mise sur pied des mesures d’accompagnement en matière de fiscalité, c’est-à-dire d’avantages fiscaux favorables à l’importation des intrants des industries culturelles. Il faut qu’il y ait à ce propos une réelle volonté politique d’accompagnement en matière d’avantages fiscaux. Pour ce faire la contribution de la diaspora africaine en tant que source de mobilisation de ressources, d’investissement additionnel mais aussi de marché de diffusion, est fort attendue. Cette contribution des investisseurs de la diaspora ne peut devenir effective sans la mise en place des modalités claires et précises mais aussi des plateformes entre tous les acteurs intéressés à investir dans l’économie des industries culturelles.
Ceci en appelle à la question de la définition de nouvelles synergies à mettre en place entre tous les acteurs en présence, entre l’institution étatique à qui il incombe la prise des décisions macro-économiques et la société civile, association partenaire, la défense des intérêts des différents corps de métiers.

Table - ronde N° 2 : La Culture : société civile, gouvernements : quelles synergies ?
S’agissant de la seconde table - ronde, cadre d’interventions, de discussions et de réflexions qui a connu les participations de M. Ali Houdou ancien Ministre de l’Information, ancien Ministre de la Culture, président du comité de mobilisation des peuples pour les Etats-Unis d’Afrique, de M. Dupe LAWANI, opérateur culturel, de Mr Moji Okuribido, conseiller régional pour la culture Unesco « Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Sierra Léone » de M. Florent Couao-Zotti éditeur, écrivain, critique littéraire, éditorialiste et sa Majesté le Roi Houédogni Gbêhanzin, elle a été consacrée à la définition et à la mise en place de nouvelles synergies entre les différents acteurs en présence sur la scène de l’économie de la culture en Afrique. Avec comme rapporteur Mr Séna Isidore Tokou, journaliste LCF (Togo), cette table ronde a été modérée par Monsieur Bernard Gillet, secrétaire général du RAPEC. Quel rôle incombe à chacun des acteurs dans la dynamique du développement des industries culturelles sur le continent ?
Au nombre desdits acteurs à cibler, le forum a mis un accent particulier sur l’institution publique, le secteur privé- artistes, créateurs, entrepreneurs privés- la société civile faite d’associations professionnelles, et les coopérations partenaires à l’échelle internationale, bilatérale et multilatérale.
Concernant l’institution publique centrale, l’accent a été mis sur le rôle majeur des états africains en matière de constructions des infrastructures (salles de cinéma ou de concert etc.), de la mise à disposition de formations techniques et d’accès aux financements au profit des entrepreneurs culturels. Il urge d’accompagner ces dispositions de la mise en place et de l’application de cadres réglementaires et législatifs ancrés dans le patrimoine et l’identité culturelle africaine -bref dans les fondements culturels africains - mais aussi favorables au développement des industries créatives telles que les réglementations / législations relatives à la propriété intellectuelle et à la protection de la condition sociale de l’acteur culturel.
Ainsi face aux dangers de l’uniformisation que court notre monde, il parait impérieux que les pouvoirs publics africains, par l’entremise du développement du « concept de la différence », travaillent à la mise en œuvre de politiques culturelles novatrices en matière de protection et de promotion de la diversité culturelle. Entendons ici par culture, l’expression créative et artistique dont il faut encourager le développement, la production, la distribution et la consommation et par politique culturelle, l’ensemble des principes novateurs qui guident les pouvoirs politiques dans leur action de soutien à la culture.
Quant au secteur privé- comprenant les artistes, les créateurs et entrepreneurs culturels intervenant au sein de l’espace africain ou ayant un lieu avec le continent -considéré comme acteur de premier plan du développement culturel, il lui incombe davantage de professionnalisation tant au niveau des créateurs que de leurs métiers. Le renouvellement durable du capital culturel africain passe par la conservation et la promotion des espaces de liberté de création.
La défense des intérêts des différents corps de métiers revient à la société civile, concept dont l’appréhension moderne coïncide fort malheureusement avec une politisation à outrance. Il revient à cette société civile, composée notamment des associations professionnelles, le rôle fondamental de formulation des propositions en vue de l’amélioration de la performance de leurs filières.
Quant aux associations culturelles dont l’utilité revient à faciliter l’accès de la majorité à la culture, à créer ou à développer des publics, il leur appartient en somme de soutenir et d’accompagner le développement des pratiques d’amateurs. Une contribution considérable est attendue de la part des organisations de la société civile de la diaspora pour la promotion des industries culturelles en Afrique tant par la création des réseaux que par le développement des relations entre opérateurs africains et ceux exerçant au sein d’autres espaces culturels. La disponibilité de cette diaspora en matière de la mise sur pied des plans d’exportation ou de diffusion des expressions culturelles africaines à l’échelle internationale ne fait plus l’ombre d’aucun doute.
C’est-à-dire que le rôle imparti aux coopérations internationale, bilatérale et multilatérale dans les actions et les stratégies d’émergence et de promotion de la culture africaine, ne saurait être négligé. La nécessité de tenir compte du contexte spécifique de l’Afrique, l’urgence de la prise en main par les acteurs africains eux-mêmes de leur destin en vue de la garantie d’un avenir plus assuré, le respect et la promotion de la diversité culturelle, constituent les principes directeurs qui doivent être partagés dans ces actions et stratégies de coopération internationale comme les co-productions et les actions de renforcement des capacités locales. En revanche la responsabilité de l’émergence et de la promotion de la culture africaine appartient en premier lieu aux acteurs de la puissance publique centrale, aux opérateurs culturels et à la société civile africaine exerçant à l’intérieur du continent ou appartenant à la diaspora. L’identification et la mise en œuvre des stratégies, de politiques culturelles et de mesures de développement est au prix de la promotion d’un dialogue permanent entre les responsables à l’échelle nationale et des collectivités locales, les acteurs de la société civile et les opérateurs du secteur privé.

Table - ronde N° 3 : Culture Africaine et Médias.
Au cours de cette table ronde réunissant Mme Delphine Etémé, chanteuse, auteur, compositeur, productrice, M Sèna Isidore Tokou, journaliste LCF (TOGO) et sa Majesté le Roi Houédogni Gbêhanzin, il a été pour l’essentiel question du rôle majeur que peuvent jouer les médias tant dans la diffusion des expressions et productions culturelles africaines que dans la promotion des industries culturelles du continent africain. Avec comme rapporteur M. Constantin Casimir, journaliste, cette table ronde a été modérée par Mr Romaric Gbédji, journaliste.
Des présentations faites et des témoignages de représentants de certains médias de la place au sujet des actions entreprises dans le cadre du développement des industries culturelles, il se dégage aisément le rôle majeur que peuvent jouer les radios et les télévisions grâce aux activités, aux concours et concerts organisés, aux reportages et aux programmes de formations. Ces actions médiatiques au service de la création des expressions culturelles africaines ne peuvent se renforcer en dehors de la mise en place de réseaux de partenariats entre les médias situés sur le continent et ceux au service de la diaspora africaine.
L’occasion a donc été offerte aux divers intervenants de cette table ronde de mettre un accent particulier sur le rôle des nouvelles technologies tant à travers le développement de la diffusion locale et internationale de la création que dans la dynamique de l’intégration sociale et de la démocratie culturelle. Les limites imposées aux médias traditionnels trop en proie aux clivages idéologiques de toutes sortes expliquent le recours impérieux aux NTIC qui dans leurs offres de puissants outils de communication et de promotion, facilitent la circulation et le passage de l’information.
L’accès des biens culturels africains sur les marchés mondiaux reste déterminé par la résolution de cette question de fracture numérique à laquelle reste assujetti le continent africain. A ce niveau encore une nouvelle compétition, une rude bataille dont la suite conditionne forcément l’avenir des industries culturelles africaines, sur les marchés, internationaux. Le forum de Cotonou interpelle à ce propos la responsabilité des autorités africaines à divers niveaux
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Chacune des trois tables rondes a été l’occasion pour le public d’exprimer oralement son intérêt manifeste pour ce forum par ses objections pertinentes, ses préoccupations judicieuses et ses réflexions à propos. Il s’est exécuté de manière unanime à la proposition qui lui a été faite de mettre par écrit ses commentaires dans une « boîte à idées » mise à jour à l’occasion. Aussi cette version finale du rapport général s’est –elle employée autant que faire ce peut à y tenir compte.
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La rencontre de Cotonou a été agrémentée de manière satisfaisante par les prestations musicales, poétiques, scéniques, humoristiques et des séances de contes de nombreux artistes africains.
Du Bénin, ils ont pour noms Gbesawa, L’Amazone, Ernest Guy Kaho et le Groupe Teriba. Du Togo voisin, il s’agit de Dorim Santi, de Djény Djella et de Fréderick Gakpara. Le Burkina Faso était représenté par Laure Guiré, la Côte d’Ivoire par Patricia Balé et le Cameroun par Queen Etémé.
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Après la lecture du rapport général provisoire, la rencontre- débat a été conclue par les mots de remerciements des organisateurs au nombre desquels on peut, entre autre, mentionner l’intervention remarquée du président du RAPEC, M. John Ayité Dossavi. La visite au terme des débats suscités par les trois tables rondes, du Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, M. Galiou Soglo a été pour ce dernier, l’occasion d’exprimer de vive voix la disponibilité des politiques à accompagner et à soutenir l’aventure des industries culturelles sur le continent africain.


Rapport général établi par Dr Eustache Roger Koffi ADANHOUNME, Ecrivain Professeur de Philosophie Morale et Politique à l’Université Abomey Calavi, Bénin.

Cotonou, ce 20 juillet 2009.


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Rapport général du 16 -12 -08
de la rencontre-débat

Culture, économie, intégration régionale « La culture, levier du développement en Afrique »
organisée par l’UNESCO et le RAPEC
Maison de l’UNESCO, Paris, 16 décembre 2008.


À la suite des conclusions de la Commission mondiale de la culture et du développement, de la Conférence intergouvernementale de Stockholm sur les politiques culturelles pour le développement et du Sommet mondial de Johannesburg pour le développement durable, il serait aujourd’hui bien difficile de nier le rôle de la culture dans la construction du développement durable conçu comme une amélioration de la qualité de vie pour l’ensemble des générations actuelles et futures. Cette vision du lien profond qui existe entre culture et développement sous-tend des textes normatifs tels que la Déclaration universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO (2001) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (UNESCO, 2005). Elle est au cœur de la Stratégie à moyen terme de l’UNESCO pour 2008-2013 qui souligne aussi la relation avec l’intégration régionale africaine.

Elle a de même nourri d’importantes décisions de l’Union africaine, entre autres la Charte de la renaissance culturelle Africaine et le Plan d’action sur les industries culturelles pour le développement de l’Afrique adopté par les Ministres africains de la culture (Nairobi, 2005), ratifié par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains de Khartoum (2006) et revisité par la conférence des Ministres africains de la culture d’Alger (2008).

Pour faire le point sur la situation et aider les acteurs politiques (gouvernements, Union africaine, Commissions économiques régionales, agences de coopération culturelle) ainsi que les organisations non gouvernementales à dégager des perspectives opérationnelles en tenant compte de l’ensemble des ressources du continent - y compris celles issues de la diaspora - le Secteur de la culture de l’UNESCO (Division des expressions culturelles et des industries créatives) et le Réseau Africain des Promoteurs d’Evénements Culturels (RAPEC) ont organisé le 16 décembre 2008 à la Maison de l’UNESCO la rencontre-débat sur « Culture, économie, intégration régionale » consacré à la culture en tant que levier du développement en Afrique. Première d’une série de rencontres dont les autres seront organisées en Afrique par le RAPEC dans le cadre de la préparation d’un Sommet des entrepreneurs culturels dont les conclusions seront adressées à l’Union Africaine, ce forum de la diaspora africaine en Europe a accordé une attention particulière au lien entre industries culturelles et économie. Il a été suivi par une assistance particulièrement nombreuse jusqu’à la fin des travaux.

Structurée autour de trois tables rondes, la rencontre-débat s’est attachée à examiner successivement : les liens de la culture africaine avec l’économie, le rôle des acteurs du développement culturel que sont les gouvernements et la société civile (en veillant à rechercher les points de synergie entre leurs interventions respectives) et la contribution des médias (notamment ceux de la diaspora) au développement de la création africaine et des industries culturelles pour le développement. D’éminents représentants de la diaspora africaine en Europe et des acteurs de la coopération culturelle avec l’Afrique ont contribué à cette réflexion essentielle.

Lors de la séance d’ouverture, Mme Françoise Rivière, Sous-directrice générale de l’UNESCO pour la culture, M. John Ayité Dossavi, Président du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (RAPEC), M. Nouréini Tidjani Serpos, Sous-directeur général de l’UNESCO pour l’Afrique, et M. Cheick Niang, représentant de l’Ambassadeur de l’Union Africaine auprès de l ‘Union européenne, ont mis l’accent sur la fonction ressource de la culture africaine pour le développement de son continent. Ils ont rappelé que le mal-développement résulte de l’absence de prise en considération de la culture dans les politiques de développement, que la contribution de la culture africaine au développement passe par la construction de systèmes éducatifs intégrant des valeurs africaines et des valeurs universelles. Cela implique de garantir à tous le libre accès à l’éducation et à la culture et d’allier la recherche de sens à la répartition des biens matériels en traitant la culture comme une composante essentielle du développement, qui contribue à la cohésion sociale et au rapprochement entre les peuples. Ainsi, après la libération des espaces politiques, l’effort de libération de l’espace économique doit intégrer les espaces culturels. Une meilleure compréhension et prise en compte de la dimension culturelle du développement durable est nécessaire pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies d’action éclairées. En effet, la culture est un facteur de développement en soi, mais elle est également un facteur de développement transversal qui doit être pris en compte dans toute stratégie de développement durable. Une compréhension profonde de son rôle-clef en termes culturels, économiques, sociaux et environnementaux, est un premier pas pour identifier et dégager les ressources nécessaires pour agir efficacement.

Table ronde I : Culture africaine et économie

Prenant appui sur les témoignages des représentants de la diaspora ou ceux d’opérateurs français, M. Sanvi Panou, responsable de « Cinéma image d’ailleurs », comédien, réalisateur et producteur de cinéma, M. Yann Saletes, de l’association « Culture et développement », spécialiste de la filière de la musique, Mme Salima Quatrehomme, chef d’entreprise de RP Com’Conseil, consultante et élue locale et M. Dogad Dogui, président d’Africagora, cette table ronde, modérée par Mme Aminata M’Bow du RAPEC, a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience des liens entre culture, économie et développement durable, et ce particulièrement en Afrique, un continent qui possède un capital culturel internationalement reconnu et une créativité foisonnante.

En effet, il existe en Afrique des capacités de production dans plusieurs pays comme en témoigne l’augmentation croissante de la production audiovisuelle - télévision, vidéo, cinéma – et, notamment, la contribution des tournages de films en termes d’emploi et de revenus qui bénéficie à l’économie du Nigeria, du Maroc, du Burkina Faso et de l’Afrique du Sud. Malheureusement, ce potentiel est fortement handicapé par l’absence d’un environnement institutionnel et juridique structuré, l’insuffisance d’infrastructures de production, de diffusion et de commercialisation, la lourdeur des taxes douanières qui renchérissent les coûts de production, et l’insuffisance de ressources financières à la hauteur des besoins de ce type d’industries.

En conséquence, le forum de la diaspora a insisté sur la nécessité de formuler et de mettre en œuvre des stratégies dotées des moyens adéquats pour soutenir le développement des expressions culturelles africaines et des entreprises et structures qui les véhiculent, et de leur offrir de nouveaux espaces de diffusion aux niveaux national, régional et international.

Conscient de la contribution de la culture pour l’empli et le PIB, le forum l’a aussi été des enjeux et des difficultés à surmonter pour optimiser cette contribution. Dans cette perspective, deux priorités ont été identifiées. Il s’agit dans un premier temps d’établir une photographie précise de la contribution des biens et services culturels africains à la croissance pour disposer à cette phase de données et analyses fiables nécessaires pour élaborer les stratégies pertinentes, et mettre en œuvre une action coordonnée avec tous les acteurs, bâtie sur des opportunités de coopération.

Dans un deuxième temps, il s’agirait d’articuler l’action du secteur public - Etats et collectivités territoriales - avec celle du secteur privé : opérateurs culturels et investisseurs. Dans cette perspective, le forum a recommandé de faciliter l’activité des acteurs dans les différentes filières de l’industrie de la création par le biais d’un régime fiscal plus favorable. En effet, les taxes à 18% ou 80% comme c’est le cas dans l’importation des supports vierges ou des instruments de musique ne favorisent pas l’activité économique.

En troisième lieu, la table ronde a mis en lumière le rôle de la diaspora à la fois en tant que marché de diffusion qui dispose d’un pouvoir d’achat certain mais aussi en tant que source additionnelle d’investissement. La diaspora africaine en Europe déclare son intention de mettre à la disposition des porteurs de projets d’entreprises culturelles viables son potentiel bien réel de mobilisation, d’investissement financier et de demande. Pour cela, il conviendra de mettre en place les modalités et plateformes de rencontre entre les investisseurs de la diaspora et les entrepreneurs privés intéressés à investir dans l’économie de la culture africaine.

Dans le but d’identifier les acteurs qui peuvent jouer un rôle essentiel pour optimiser la contribution des industries culturelles à l’économie africaine, le forum a examiné la question de la relation entre gouvernements et sociétés civiles, et celle des synergies à créer.

En effet, dans le contexte de la transformation du rôle de l’Etat et de la mise en valeur de la culture comme source de travail, de formation professionnelle, de développement durable, il est essentiel d’identifier le rôle des acteurs en présence : État, entrepreneurs, groupements professionnels – syndicats, chambres de commerce, associations culturelles, partenaires institutionnels et associatifs étrangers, secteur du tourisme même. Cela requiert la définition d’une nouvelle stratégie à partir de laquelle construire une vision actualisée de l’économie de la culture en Afrique.



Table ronde 2: La culture : société civile, gouvernements : quelles synergies ?

A partir de témoignages et de réflexion de M. Morad El Hattab, écrivain, philosophe et lauréat du Prix littéraire pour la Paix et la Tolérance, Mme Isabelle Kibassa Maliba, conseillère communale (Tuzise Belgique) , M. Serge Arnaud, auteur du livre "Les défis de la francophonie pour un développement humaniste" et M. Claudy Siar, journaliste à RFI et directeur général de Radio tropiques FM, cette table ronde modérée par Mme Eugénie Diecky d’Africa n°1, a identifié les rôles potentiels des différents acteurs dans le développement des industries culturelles.

S’agissant de la puissance publique centrale, la table ronde a considéré que le rôle des Etats africains est de construire des infrastructures - par exemple des salles de cinéma ou de concert - d’assurer la formation technique et l’accès aux financements pour les entrepreneurs culturels. Il convient aussi de mettre en place et de faire appliquer les cadres réglementaires et législatifs favorables au développement des industries créatives, par exemple en matière de propriété intellectuelle et de protection de la condition sociale de l’artiste. Ces cadres législatifs devraient être ancrés dans les fondements culturels africains, gage d’une bonne gouvernance. En ce sens, il a été également rappelé qu’il était souhaitable que les pouvoirs publics promeuvent en Afrique plutôt qu’une « culture pour tous », une « culture pour chacun ». En effet, le patrimoine et l’identité culturelle représentent la plateforme sur laquelle s’édifie toute société. Il est donc indispensable de développer le « concept de la différence » pour assurer la survie d’un monde riche et multiple face aux dangers de l’uniformisation. Protéger et promouvoir la diversité culturelle doit donc être l’un des principaux objectifs des politiques et des mesures adoptées au niveau local, national ou international.

Le secteur privé - artistes, créateurs, entrepreneurs culturels - travaillant en Afrique ou en lien avec l’Afrique ont été identifiés comme des acteurs clés du développement culturel. Pour promouvoir davantage leur rôle, un effort de professionnalisation, non seulement au niveau des créateurs mais aussi des métiers qui les soutiennent et les accompagnent, est nécessaire. D’autre part, le forum recommande de conserver et de promouvoir des espaces de liberté de création, gage du renouvellement durable du capital culturel.

La société civile, composée notamment des associations professionnelles, joue un rôle clé pour défendre les intérêts des différents corps de métiers et formuler des propositions pour améliorer la performance de leur filière. Les associations culturelles, quant à elles, sont utiles, notamment pour faciliter l’accès du plus grand nombre à la culture, créer ou développer des publics, par exemple en soutenant le développement des pratiques d’amateurs. Sur tous ces aspects du développement des industries culturelles en Afrique, les organisations de la société civile de la diaspora ont beaucoup à apporter, car elles créent des réseaux et des liens entre des opérateurs africains et ceux des autres continents.

Les coopérations internationale, bilatérale et multilatérale peuvent jouer un rôle majeur dans l’émergence et la promotion de la culture africaine. Pour cela, les actions et stratégies de coopération internationale ayant une incidence sur le secteur culturel devraient être guidées par des principes directeurs partagés, comme la nécessité de répondre aux réalités du contexte spécifique de l’Afrique, l’urgence de conforter une plus grande participation des acteurs africains dans la prise en main de leur destin pour que les sociétés africaines puissent s’inscrire harmonieusement dans le futur, et puissent « devenir ce qu’elles sont » ; le respect et la promotion de la diversité culturelle au niveau local, régional et global.

Des formes d’intervention comme les co-productions et les actions de renforcement des capacités locales devraient être privilégiées mais il appartient en premier lieu au dirigeants, aux opérateurs culturels et à la société civile africains, basés en Afrique ou dans le reste du monde, de prendre leurs responsabilités et d’être maîtres de leur développement culturel.

Concernant les stratégies, les politiques et les mesures, le Forum considère que leur efficacité et adéquation aux besoins du terrain implique de les fonder sur des processus décisionnels participatifs et inclusifs. La promotion d’un dialogue permanent et fluide entre gouvernements (nationaux, locaux), représentants de la société civile et opérateurs du secteur privé est une condition nécessaire à la formulation et à la mise en œuvre de stratégies, politiques et mesures de développement éclairées. La diaspora affirme sa disponibilité pour jouer un rôle clé en tant qu’interlocuteur de ce dialogue, notamment en ce qui concerne la préparation de mesures telles que des plans d’exportation ou de diffusion des expressions culturelles à l’international.

Table ronde 3: Culture africaine et médias

Cette table ronde a réuni Mme Bintou Simporé, journaliste à Radio Nova, M. Béla Bowe, organisateur du Prix découvertes de Radio-France International, M. Kenneth Johnson, président du Comité Europe-Afrique et M. Romain Da Costa, directeur d’antenne à RTV télévison d’information locale. Elle a été modérée par M. Saturnino Muñoz Gómez, Directeur du Bureau de l’information du public de l’UNESCO. Du fait du rôle important que jouent les médias tant comme composante des industries culturelles que comme vecteurs de la diffusion des expressions culturelles et des productions des industries culturelles africaines, elle a consacré sa réflexion au rôle qu’ils peuvent jouer dans la médiatisation des productions culturelles africaines et dans le développement des industries culturelles du continent africain.

De la présentation des actions entreprises par RFI, Radio Nova, Radio Vitamine ou RTV, il ressort en tant qu’ outils de promotion, d’indentification, de diffusion commerciale et de formation, les radios et les TV servent efficacement la création africaine et celle de diaspora africaine par les activités, les concours et concerts organisés, les programmes de formation pour journalistes mis en œuvre et les reportages. Le Forum propose de renforcer les actions menées par le développement de partenariats avec des médias situés sur le continent africain.

Considérant le rôle des nouvelles technologies non seulement dans le développement de la diffusion locale et internationale de la création, mais aussi pour favoriser l’intégration sociale et la démocratie culturelle, le forum a insisté sur le rôle des NTIC pour faciliter la circulation et le partage de l’information au-delà des clivages et des limites imposées par les média traditionnels. L’internet, les blogs, les radios communautaires offrent aux nouvelles expressions de la création, comme celles de la diaspora, de puissants moyens de communication et de promotion qu’il convient de développer en lien avec leurs confrères implantés sur le continent.

La question des médias et des NTIC a été abordée avec d’autant plus de vivacité que l’accès des biens culturels africains aux marchés internationaux est freiné par une très vive compétition mais aussi par le « plafond invisible » que forment les discriminations notamment dans les média. Pour en sortir, le forum a recommandé aux autorités africaines de renforcer leur action pour réduire la fracture numérique et développer significativement la présence de la création sur les marchés mondiaux.

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En conclusion, à travers les différents angles de sa réflexion, le forum de la diaspora africaine, comme nous l’avons ici dénommé, considère qu’au-delà des enjeux sociaux et identitaires de l’existence des industries culturelles en Afrique, celles-ci peuvent contribuer plus significativement encore à la vitalité de la création africaine mais aussi à l’économie du continent par la création d’emplois et de richesses. Pour cela, la question des politiques publiques nécessairement plurielles à mettre en œuvre dans des cadres régionaux constitue un préalable et un impératif.

Pour exister significativement sur la scène mondiale et, surtout, pour répondre aux besoins d’expression artistique, de participation et de dialogue des peuples africains avec les cultures du monde, les industries culturelles africaines ont besoin d’un régime fiscal et douanier moins pénalisant, de dispositifs permanents de formation professionnelle adaptés aux besoins et à la diversité des niveaux de connaissance et existant en plus grand nombre, d’un réseau de distribution et de transports permettant la circulation des biens culturels produits, d’un espace de visibilité de ces biens et de mécanismes d’appui financier bien conçus et tenant compte des possibilités de partenariat avec le secteur privé.

Pour la réalisation de ces défis, la diaspora africaine déclare sa disponibilité à collaborer techniquement et financièrement avec les acteurs politiques - gouvernements, Union africaine, Commissions économiques régionales - pour qu’enfin, l’Afrique puisse « se coucher sur ses propres nattes » comme l’espérait l’historien Joseph Ki Zerbo.

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Le public a beaucoup participé à travers ses remarques et questions orales dans chacune des tables rondes mais aussi grâce à des commentaires écrits qui ont été déposés dans une « boîte à idées » dont la version finale du rapport général a pu tenir compte.

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La réunion a été ponctuée par les prestations musicales et scéniques de nombreux artistes africains choisis par le RAPEC.

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Après les rapports des tables rondes et le rapport général, la rencontre-débat a été conclue par les remerciements des organisateurs : au nom du RAPEC par son président, M. John Ayité Dossavi, et, au nom de l’UNESCO, par M. Georges Poussin, chef de Section, Division des expressions culturelles et des industries créatives.


Rapport général établi par M. Francisco Ayi d’Almeida, délégué général de l’association « Culture et développement » avec la collaboration de Mmes Guiomar Alonso Cano et Melika Caucino Medici et de M. Mauro Rosi de la Division des expressions culturelle et des industries créatives de l’UNESCO.






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L’association des métiers de la musique a vu le jour au Togo
Écrit par Jean-claude Abalo

Dénommée l’Association des métiers de la musique(ATM), elle se veut un canal d’assistance des pouvoirs publics dans la prise de décision sur le secteur de la musique.

L’objectif principal de l’ATM est d’assister les pouvoirs publics dans la prise de décisions sur le secteur de la musque, d’organiser des ateliers et sessions de sensibilisation, ainsi que des spectacles et autres manifestations culturelles.

"Nous comptons fédérer nos énergies, car il grand temps que la musique arrive à nourrir son homme. Nous avons l’ambition d’organiser des ateliers et des sessions de sensibilisation afin que le secteur de la musique soit un tant soit peu correct", a estimé Toutou Akim, le président de l’ATM.

Pour sa part, Christian Bégbéssou, vice Président et Directeur du festival Africarythmes, pense qu’il faut d’abord asseoir une bonne campagne de sensibilisation avant tout.

" Nous ferons également une large sensibilisation sur les métiers de la musique, qui constitue aujourd’hui un industrie dans laquelle il faudra vraiment investir. Nous ne mettons personne hors de notre combat ; faudrait que tout le monde le comprenne", a-t-il précisé.

Présents à la naissance de cette association, des journalistes culturels, des artistes Togolais, des promoteurs de spectacles, l’artiste Martiniquais Eric Virgal et le Président du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (RAPEC), John Ayité Dossavi dont l’association est une plate-forme de rencontres annuelle permettant à tous les acteurs culturels, quelles que soient leurs origines et leurs langues, de se rencontrer et d’échanger afin de faire de l’art et la culture une industrie à part entière du continent africain.

L’ATM va démarrer ses activités avec l’organisation dans les tous prochains jours « des journées de la musique ».

Eric Virgal et John Dossavi ont eu à partager leurs expériences avec leurs frères togolais afin que cette structure naissante puisse avoir les informations et les idées nécessaires pour asseoir ses objectifs.

Le zoukeur Eric Virgal et John Dossavi sont les premiers à mettre la main à la poche avec une dotation respective de 100 et 50 euros pour soutenir l’association. Les autres peuvent suivre leur exemple.




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1er Rapport du Forum du 16 12 08

RAPEC et l’UNESCO

16 décembre 2008

Rencontre débat
Á la maison de l’UNESCO
« La culture, levier du développement économique africain »

Plus de 400 personnes ont étrenné, le 16 décembre 2009 dernier à la maison de l’Unesco à Paris, le premier forum du Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels. En partenariat avec l’organisation onusienne hôte de la manifestation, le RAPEC a réuni un riche panel d’intervenants, à l’occasion des trois tables rondes de la journée placée sous le thème : « La culture, levier du développement économique africain ». Le forum s’inscrit comme le premier d’une série de rencontres préparatoires pour le premier congrès panafricain du genre prévu sur le continent fin 2009 début 2010.

Deux séances plénières, 3 tables rondes, près d’une trentaine d’intervenants, des plateaux artistiques et un public de plus de 400 personnes, mission accomplie pour le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC). La maison de l’Unesco à Paris a affiché salle comble toute la journée du 16 décembre dernier à l’occasion du premier forum du RAPEC, organisé conjointement avec l’Unesco, sous le thème : « La culture, levier du développement économique africain ».

« Le thème des industries culturelles n’est pas nouveau, a expliqué John Ayité Dossavi, président du RAPEC, seulement les promoteurs et les entrepreneurs culturels, ceux qui sont les premiers concernés, sont souvent absents des débats. Or ce sont eux qui sont sur le terrain, ils ont donc une approche beaucoup plus pragmatique que théorique. Et nous trouvions également pertinents d’avoir des institutionnels et des hommes de culture pour enrichir la réflexion. Et c’est justement le but du forum, premier d’une série qui va se poursuivre en Afrique : faire remonter des propositions et des besoins concrets quand faire de la culture un vrai levier de développement ».

Les enjeux des industries culturelles largement sous estimés

Françoise Rivière, la Sous- directrice générale pour la culture, a rendu hommage a John Ayité Dossavi pour cette initiative est née de la rencontre entre le RAPEC, un réseau de la société civile proche, de par l'origine de ses membres du monde de la communication, et l'UNESCO qui a pour vocation, nonobstant sa nature intergouvernementale, à «faire du milti partenariat », comme on dit parfois, c'est à dire à connecter institutions et individus ayant des capacités, des domaines d'action et des compétences différentes. Elle estimait également dans son intervention que « la culture constitue pour le continent, le plus sûr moyen de promouvoir une voie propre à l'Afrique vers le développement technologique, et la réponse la plus efficace aux défis de la mondialisation ». Un point de vue qui ne semble pas malheureusement partagé par tous, notamment par certains Etats. Et à John Ayité Dossavi président du RAPEC de rajouter que la culture jouera un rôle capital dans le développement de l’Afrique. Car la culture est une source d'emplois, d'exportations et de revenus à l’échelon des Etats-Nations mais aussi au niveau local. Dans les villes, les métropoles et les régions, la culture est une composante essentielle du cadre de vie, une source de revenus liés au tourisme, ainsi qu’un levier de créativité pour la production de biens et services nouveaux. Monsieur Noureini Tidjni Serpos le Sous- directeur général de l’UNESCO pour l’Afrique qui renchérir en confirmant le rôle essentiel que joue la culture pour la paix entre les peuples et sa capacité d’être le futur levier du développement pour l’Afrique via une industrie culturelle.

Après une séance plénière qui aura donné, le matin, la parole à Françoise Rivière, John Ayité Dossavi, Noureini Tidjani-Serpos, Mahamat Saleh Annadif (ambassadeur de l’Union africain auprès de l’Union Européenne et les ACP) et Georges Poussin (chef du Section des industries créatives pour le développement division des expressions culturelles et des industries créatives),
La première table ronde a défriché le thème « Culture africaine et économie ». Au-delà du tableau général brossé par les quatre intervenants à savoir : Sanvi Panou, (responsable de cinéma image d'ailleurs, comédien, réalisateur & producteur du cinéma). Yann Saletes, (culture et développement). Salima Quatrehomme: (conseillère municipale et communautaire ville de Sèvres et Boulogne). Dogad Dogoui, (président d'Africagora), nous retiendrons notamment l’intervention de Dogad Dogoui, président d’Africagora et homme politique français de la mouvance présidentielle. Dans la lignée d’un partenariat public/privé, il a proposé à l’assistance son aide et son réseau pour soutenir des projets culturels, tout en précisant qu’il était nécessaire, pour cela, de disposer de vrais dossiers de présentation. Pour Salima Quatrehomme, la formation et l'accompagnement des artistes toutes disciplines confondues sont des critères d'importance puisqu'ils conditionnent le devenir du patrimoine culturel de l'Afrique. Ponctués d'exemples son intervention tentera d'apporter des éléments de réponse à l'encadrement nécessaire et à la protection des artistes. Elle propose que les modes de financement doivent provenir du secteur privé mais ne sont envisageables que si en retour ils bénéficient d'allégements de charges fiscales. Yann Saletes, prend sur la Jamaïque : à l’origine de 25% de la musique reggae mondiale (une vente de disques pour 300 millions de dollars par an), ce pays ne reçoit pas tous ces revenus car il ne maîtrise pas tous les secteurs d’activité de la filière. Il y a aussi des effets de synergie : On pourrait citer la stratégie de Cuba qui lie intimement tourisme et valorisation du patrimoine culturel dans le cadre de la dynamisation de son économie.

Une belle introduction à la première des deux tables rondes de l’après-midi : « La culture : société civile, gouvernements : quelles synergies ? ». Cette table ronde est une occasion pour Morad El Hattab, (Ecrivain, Philosophe et lauréat du Prix littéraire pour la Paix et la Tolérance), Isabelle Kibassa Maliba (Conseillère communale Tuzise Belgique) M. Serge Arnaud, (auteur, auteur de "Les défis de la francophonie pour un développement humaniste)" Claudy Siar, (Journaliste RFI et directeur général de la radio Tropique fm) de nous éclairer sur certaines de nos interrogations, pour Serges Arnaud, Il y a presque un demi-siècle, dans cette même enceinte de l’Unesco, Amadou Hampaté Ba prononça, en défendant le thème de l’oralité, la phrase devenue célèbre et universelle : » En Afrique, tout vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».il rajoute Tout d’abord, force est de constater que le concept de culture est difficile à appréhender et une définition connue mais certes discutable, due à Edouard Herriot est que « c’est ce qui reste dans l’esprit quand on a tout oublié ». Plus classiquement, il est plus facile de définir des champs d’intervention pour la culture, tels un inventaire à la Prévert : patrimoine, architecture, musique, danse, théâtre, spectacles, arts plastiques, cinéma, archives, livre et lecture, musées principalement et dans chacun de ces domaines on essaie de définir une politique. Quant a Isabelle Kibassa Maliba son apport au débat est lié a l’art africain qu’elle estime ne devait pas appartenir seulement à ces quelques collectionneurs ou possédants clairsemés ça et là dans le monde, qui finalement imposent une certaine valeur à notre art, elle pense que l’art africain doit être une émulation des africains eux-mêmes, afin qu’il puisse être l’émanation fidèle des mouvements de pensée. Elle veut ériger donc un pont vers les responsables politiques afin qu’ils puissent aider l’Afrique à faire valoir son identité.


A la richesse des interventions, comme pour la dernière table ronde « Culture africaine et média », sont intervenus sur le présidium: Bintou Simporé, journaliste (Radio-Nova). Béla Bowe, (organisateur du Prix découvertes de Radio-France International (RFI). Romain Da Costa (Directeur d'antenne RTV télévision d'information locale). Kenet Prince Johnson (Président du ONG Afrique – Europe) c’est ajouté le dynamisme d’une salle toujours pleine. Ce qui a n’a pas manqué de nourrir quelques frustrations quant à tout ceux qui n’ont pas pu y aller de leurs questions ou commentaires. Frustrations canalisées par les différents modérateurs. « Preuve en est que les thèmes du forum répondent à des réels besoins et suscitent de réels débats, commente John Ayité Dossavi. Pour que tout le monde puissent s’exprimer, nous avons placé une boîte à idées et nous avons, toute la journée, invité les gens à y laisser des suggestions ou des commentaires. » Pour égailler une journée menée tambour battant, le RAPEC avait pris le soin de concocter un plateau d’artistes, d’humoristes et de slameurs (poésie contemporaine) composé de : Poésie: Pierre Londiche (France) Paulette Gernot (France)
Chant: Olivier Stibamga (R D Congo), Le groupe Surchoc (Côte d'ivoire), Tita Mzembi (Gabon) Fifi Rafiatou (Togo) Boudji Wold-Music (Algérie) Gabriel Equerre (Ile de la Réunion), Célia Johnson (Togo)
Humour: Phil Darwin (Congo Brazzaville), Délo (R D Congo) Mamane (Niger)
Slam: Sali- Maât'ti (Afro-européenne), Serge Tatnou (Cameroun)

Si les échanges furent riches, il faudra toutefois attendre le mois de février pour éplucher le rapport final de l’Unesco et de ses différents rapporteurs de la journée.




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Emile AGBO:

Fait le point sur le forum du 16 décembre 2008 à l'UNESCO


Faire de la culture un levier de développement en Afrique. L Unesco et le Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec) que dirige le togolais John Ayité Dossavi ont organisé le mardi 16 décembre 2008 à la maison de l’Unesco, à Paris 7ème, une rencontre débat dont le thème est « Culture, économie, intégration régionale.
La culture, levier de développement en Afrique ».
« Culture, économie, intégration régionale ». Autour de ce thème, différents acteurs du monde culturel africain réunis au sein du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec) en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la Culture (UNESCO), se sont échangés et débattus de la place de la culture en Afrique et des voies et moyens pour en faire un levier de développement.
La rencontre a eu lieu le mardi 16 décembre dernier au siège de l’Unesco à Paris en France. Plusieurs table-rondes et des prestations d’artistes africains ont constitué le menu de la rencontre. Cette conférence débat a pour objectif d’approfondir la vision des partenaires professionnels, en particulier de la diaspora africaine, sur les relations entre la culture et le développement en Afrique, avec une attention particulière au lien entre industries créatives et économie. Selon John Ayité Dossavi, président du Rapec, il s’agit d’une rencontre qui sera suivie par d’autres en Afrique.
Ces grands rendez-vous à l’en croire serviront de base de travail pour l’organisation du premier congrès panafricain des acteurs culturels, fin 2009. Ce congrès panafricain donnera lieu à des conclusions qui seront présentées à la commission de l’Union africaine. La première thématique devant débattre sur « La culture africaine en tant que ressource » doit permettre d’expliquer : En quoi la culture est-t-elle un facteur de progrès humain ? Quels sont les aspects de la culture qui peuvent aider le développement de manière indirecte et directe ? Quelles synergies entre patrimoine matériel et immatériel et industries créatives.
Conscients du fait qu’aucun développement ne peut se faire sans la culture, les organisateurs ont estimé que l’Afrique ne doit pas demeurer un continent où l’on vient puiser seulement des richesses. Ils ont pris l’exemple sur la Chine et l’Inde qui ont su rayonner par leur culture. « L’image de l’Afrique doit, aujourd’hui, être portée par son cinéma, ses musiciens, ses artistes peintres sculpteurs….
Aux Etats-Unis, des structures ont été construites pour promouvoir l’industrie culturelle » ont-ils laissé entendre. Le Rapec est la seule structure existante en son genre en Afrique pour donner l’opportunité de débattre sur : du point de vue des acteurs culturels, que peuvent apporter les gouvernants à l’essor de la culture africaine ? Ce réseau est né de plusieurs observations en Afrique où se tient annuellement plus de 300 événements culturels.
Des événements qui malheureusement, dans leur grande majorité, ne sont pas couverts médiatiquement. Pourtant, « l’art et la culture, bien gérés, peuvent devenir des sources de revenus pour le continent », estime M. Dossavi. Le Rapec se donne donc pour mission de contribuer à la promotion de la culture africaine, d’une part, en rapprochant les promoteurs et les entrepreneurs culturels, et, d’autre part, en plaçant la culture au centre des préoccupations des dirigeants du continent.
Après son lancement en novembre 2007 au Burkina-Faso, le Rapec, après le forum du mardi dernier, se prépare à une autre conférence qui devrait être suivie début 2010 d’un Congrès panafricain portant sur la Culture.

Emile Agbo



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Rapport du voyage au Bénin du RAPEC du 17 au 23 novembre 2008


Avait lieu dans la capitale béninoise du 17 au 23 novembre 2008 le festival du SICA (Stars de l'Intégration Culturelle Africaine). Pour encourager le comité d'organisation, le RAPEC avait déplacé son président John Ayité Dossavi, le conseiller du bureau Boncana Maiga, et le conseiller du président Christian Bégbéssou, sans oublier le représentant du RAPEC au Bénin Ali Wassi Sissi.

Jean-Marie Myni, Directeur général d'Afrik.com et premier partenaire média du réseau, a également fait le déplacement depuis Paris (France) pour cette occasion.

Mercredi 19 novembre 2008 un an jour pour jour après le lancement officiel du réseau, le RAPEC a donné une conférence devant la presse locale et internationale qui avait fait le déplacement. À 11 heures le président a fait le bilan de ses actions et présenté les actions à venir. Au présidium :

président John Ayité Dossavi, conseiller du bureau Boncana Maiga et Jean Marie Myni
Le président John Ayité Dossavi, présenté un rapport des activités qui s’est décliné en deux points, ce qui est déjà fait et les engagements sur des projets à venir :
• Le RAPEC lors de son lancement avait annoncé la création d'une base de données, donc un site internet susceptible de donner des informations sur la vie culturelle du continent et sa diaspora, et les contacts des acteurs culturels. Cet outil est au service de tout public depuis neuf mois déjà et avec une fréquentation régulière de plusieurs milliers d'internautes ;
• Rencontre sectorielle et mise en réseau des promoteurs et entrepreneurs culturels. Création des différents comités : d'honneur, consultatif international et de soutien au réseau.
• Recensement des causes qui minent le secteur culturel et les questions sur lesquelles pourront porter les débats lors des forums ou colloques qui seront organisés par le réseau. Dans ce cadre, trouver des solutions pour permettre aux acteurs culturels de vivre décemment du fruit de leur travail.
• Mobilisation des entrepreneurs culturels pour une reconnaissance de l'Union Africaine comme acteurs économiques à part entière.
• Rencontre avec la responsable chargée de la culture à la commission de l'Union Africaine. Les responsables en charges de la culture à l'UNESCO.....

Après avoir explicité tous ces points, les questions des journalistes présents étaient plutôt axées sur le futur du RAPEC et quels pourraient être les impacts des actions de ce réseau à court et moyen terme sur les sujets récurrents suivants : lutte contre la piraterie, manque de valorisation des artistes locaux, de la littérature africaine et du cinéma.
Les intervenants ont eu à donner des réponses précises aux interrogations des journalistes et ont pris soin de réserver les meilleures pour la fin, à savoir l'engagement pris par l'UNESCO d'inscrire le projet du RAPEC dans ses programmes et de co-organiser le premier forum du RAPEC dans l'enceinte des Nations Unies pour la Culture le 16 décembre 2008. Les participants se sont penchés sur l'avenir du réseau, avec un programme bien défini jusqu'au premier congrès panafricain des acteurs culturels du continent et de sa diaspora, prévu fin 2009 ou début 2010.

A l’issue de cette conférence de presse, l'occasion était belle pour le président de remercier le gouvernement, qui avait accordé une enveloppe budgétaire pour soutenir la culture du Bénin, et les organisateurs du SICA pour leur accueil très chaleureux.

Cette rencontre avec les médias a vraiment été le temps fort d’une semaine faite de rencontres des nouveaux adhérents du RAPEC, de commissions de travail avec les différents partenaires ou responsables culturels régionaux. Un temps également consacré à la collecte de documentation et d’informations diverses qui seront utiles pour la création et l’animation d’outils mutualisés de grande qualité. Au Bénin, cette semaine de concertation a démontré que nombreux sont celles et ceux qui sont convaincus que les acteurs culturels doivent agir comme levier du développement économique en Afrique. Pour cela il faut se structurer et le RAPEC pour son premier anniversaire peut se réjouir d’être maintenant un acteur incontournable en ce domaine.


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Lettre d information

Rapport du voyage d'une délégation du réseau à Bruxelles (Belgique)

Le 2 octobre 2008 une délégation conduite par le président s'est rendue à Bruxelles dans la capital de l union européenne. Un voyage qui avait pour objet de rencontrer des membres de la commission de l'union africaine dans une dynamique de présenter le premier  Réseau Africain des Promoteurs et des Entrepreneurs Culturels (RAPEC), que nous avons mis sur
 
 
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